mercredi 27 octobre 2010

Rishikesh

Monter dans un bus, en dehors de sa station, un vendredi soir, sans connaître sa destination...arriver au milieu de la nuit dans une ville inconnue, et la traverser en pousse-pousse. Prendre un autre bus public blindé. Arriver à Rishikesh en même temps que le jour.






Traverser la ville, traverser le Gange, aux pieds des montagnes... ne pas dormir pour profiter de matin qui se lève sur les ablutions de la rivière sacrée, et profiter de la lumière qui n'éclaire qu'une partie des montagnes. Errer sans guide à travers la ville, sur une seule rive, la dépasser, atterrir sur une plage. Rester là à observer les autres, à se faire observer...sentir le soleil qui se réveille. Un petit-déjeuner au hasard des rues et des dhabas.





Atteindre les ashrams, atteindre les temples, atteindre les centres de yoga, faire des rencontres improbables. Visiter au hasard. S'arrêter un instant, repartir, prendre un lassi. S"éloigner des ghats, s'enfoncer dans la ville, en atteindre le bout, traverser sur l'autre rive, explorer d'autres visages. Repartir au bord du Gange, s'arrêter sur la terrasse d'un restaurant donnant sur le Gange, voir les montagnes. Repartir dans l'autre sens, rejoindre l'autre bout de la ville.






Se faire héler pour un tchai, prendre le temps de s'arrêter sur un banc moisi, se faire conseiller les vues à prendre, les cérémonies à voir...y aller. Enlever ses chaussures. Profiter de l'ambiance, se faire regarder étrangement jusqu'à comprendre qu'il faut taper des mains, chanter, participer. Manger des samosas aux pommes. Rentrer un peu tard, s'effondrer sur son lit.







Repartir le lendemain, réussir à accéder aux chutes d'eau. Chercher un bus, demander son chemin, grimper dans la montagne sans route prévue, escalader, suivre l'eau, trouver les waterfalls. Y rester. Repartir. Finir de visiter la ville, les villes, les quartiers, je ne sais pas trop. S'assoir sur les ghats, encore près du Gange. Croiser des français. Croiser des touristes effrayés par les dhabas. Profiter du paysage, et de l'atmosphère. Profiter de l'air pur, du calme. Trouver la vie plus douce à Rishikesh.







Finir par faire ses affaires, trouver la station de bus, demander un bus pour Delhi. Entendre qu'il n'y en a pas. Ne pas paniquer. Attendre. Entendre cinq minutes après qu'il y en a deux, monter dans un. Arriver à Delhi au milieu de la nuit, traverser la cité folle en moto, la découvrir incroyablement vide.

De la magie dans les yeux...

Rishikesh...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire