dimanche 12 juin 2011

Goodbye India



Cela fait un long, long moment que je n'ai rien écrit...et encore une fois, beaucoup de souvenirs s'entassent dans mon esprit, attendant d'être illustrés. La Thailande, Pushkar, Amritsar, Agra, mon trekk au Jammu, les derniers jours de la JNU, les au-revoirs, la vie incroyable de Delhi...tout cela viendra petit à petit quand ma nostalgie m'effrayera, et qu'inscrire quelque part cette année continuera à la rendre vivante. L'urgence s'est faite au contraire sentir ici de vivre, vivre et ne jamais s'arrêter, tant qu'il en était encore temps. Se faire emporter par ce tourbillon incroyable de Delhi, plonger, et continuer.



Et me voilà maintenant. Dimanche 12 juin, 11h53. A cette heure-ci, la semaine prochaine, je serai quelque part dans le monde, dans un avion qui filera vers Londres. A cette heure-ci, mes trois énormes valises se seront faites enregistrer, j'aurais payé mes énormes surtaxes de poids, je les aurais traînées difficilement du taxi à l'aéroport, et quelqu'un aura accouru m'amener un chariot. A cette heure-ci, Delhi aura disparu, j'aurais cherché en m'envolant la JNU de regard, cet énorme espace vert à côté de l'aéroport, pour un dernier au-revoir. A cette heure-ci, fatiguée, j'essayerai de m'endormir, probablement sans succès, cherchant à tout prix à emmagasiner mes dernières images de l'Inde... Bref, à cette heure-ci, la catastrophe. La fin du monde. Au moins du mien.



Il y a de nombreux au-revoir. Aucun n'est réjouissant. Les amis qui s'en vont avant vous, les connaissances qui continuent ailleurs leurs chemins, les professeurs, et les regards du quotidiens pratiques mais attachants. Les amis de la JNU, mes classmates, avec des au-revoirs qui se renouvellent, quand on croit ne plus se revoir, mais qu'ils reviennent pour moi. Et celui qui compte un peu plus aussi, le plus tard possible. Et l'Inde.

Oui, dire au-revoir à l'Inde. C'est laisser ce goût épicé sur mes lèvres après le repas, laisser partir les tchaï dispersé à chaque recoin, y compris à 4h du matin dans mon sleeper class. Dire au revoir aux vaches, aux chiens, aux gens qui dorment au milieu de la route, et tant pis pour les voitures. Au-revoir aux klaxons et aux femmes qui parlent très très fort dans mes oreilles, à ceux en vélo qui crient quelque chose que je n'aurais décidément jamais compris. Au-revoir à cette vie incroyable, terriblement incertaine et donc follement libre qui veut que l'on ne peut jamais savoir à son réveil ce qui nous arrivera dans la journée, mais que selon la loi universelle indienne, si l'Inde nous emporte dans les problèmes et la dépression, elle nous remontera inlassablement ensuite vers le plus fou et le plus beau. Il suffit de se laisser à elle, de lui faire confiance, et d'attendre... Dire au-revoir à ces incroyables possibilités de partir, de partir un jour parce que Delhi nous étouffe, de sauter dans le train ou le bus le plus pourri de l'humanité, rire beaucoup parce que l'on fait des bonds de trois mètres, ou s'asseoir sur les marches du train, et regarder les beautés incroyables vers lesquelles il nous amène. C'est quitter cette mixité incroyable, qui veut qu'une classe soit composée d'un brahmin (caste supérieure), qui n'est pas autorisé ni à manger non-veg, ni à boire, ni à fumer, d'une autre fille d'un père communiste et libéral du Bengale, d'une de Manipur, état du Nord-Est, à l'allure asiatique plus qu'indienne, qui ne parle pas hindi et qui mange du boeuf et boit, d'un thailandais, d'une musulmane très pratiquante, d'une femme mariée avec une petite fille, d'une française, etc. dans un mélange incroyablement hétérogène, où tout le monde rit autour d'un tchai, hurle autour du cricket, et sort ensemble le soir... C'est quitter un monde à l'apparence sans norme ni aucune règle, où tout est possible à condition de le vouloir suffisamment, et où la seule respectée est la morale imposée par la famille, morale vieille de millénaire dictée par la religion, la tradition et la fierté de son pays. Quitter l'Inde, c'est ne plus jamais retrouver l'odeur si particulière de ce pays, celle qui nous fait dire, lorsque l'on sort de l'aéroport : "me voilà chez moi." Ne plus rire de ces conversations absurdes où l'on essaye de communiquer avec vous en hindi, très vite, et que vous essayez de communiquer en anglais, espérant que l'illumination va éclairer l'un des deux participants...et finissant finalement par un grand éclat de rire devant nos visages perdus. Ne plus marchander les rickshaws, se mettre à hurler, à partir, et les voir accourir avec un sourire, et "beto" (assieds-toi). J'ai gagné.



Dire au-revoir à l'Inde, c'est essayer de faire cette liste, et réaliser qu'elle est et sera nécessairement tellement incomplète, et tellement insignifiante. Laisser l'Inde, c'est laisser ce sentiment indicible qui nous envahit et qui nous accroche à ce pays, à cette ville. C'est continuer à chercher un mot pour décrire un sentiment qui n'en a pas, et savoir que l'on y reviendra. Au plus vite...



Photos : JNU et Jammu avec mes classmates...

mardi 19 avril 2011

Ma très difficile vie en Inde : Udaipur (extracts)

Oui, la vie en Inde est très très très très dure.
Tout de même, reconnaissons-le.

D'abord, on pense naïvement qu'une gare à quelques kilomètres peut s'atteindre à 45min. Erreuuuuuur !!!! C'est sans compter l'heure de pointe... On se retrouve donc à jeter 100Rs à la tête d'un rickshaw-wallah et à l'abandonner au milieu de la route en hurlant "on est en retaaaaaaaaaaaaaaard"!!!!!!!!! Puis, on court, encore positives, puisque le panneau de l'entrée de la gare se trouve devant nous : ERREUUUUUUUUUR !!!! La gare est à 3km derrière, et notre train par dans 10min. Impossible ? Rien n'est impossible en Inde.






On se met donc à courir, courir, perdre espoir lentement...quand un taxi s'arrête à côté et nous dit "montezzzzzzz !!!!!!!!!" ; alors on s'y jette, en priant pour qu'il roule vite, on se jette dehors, et on court, court à travers la gare, quand notre quai est le quinzième, le plus au fond, of course...

Et là sur le quai, ô miracle ! Notre train !

Départ pour Udaipur.

Non, mais tout de même...
La vie n'est pas facile en Inde.
Udaipur, cité romantique indienne, cité des lunes de miel, et des palaces...
Passer trois jours à changer de palace en palace, déguster les meilleurs mets du Rajasthan et de l'Inde, tout de même, c'est dur... surtout quand on vient vous chercher personnellement en bateau sur le rive, pour vous emmener sur une île, qui est, un palace...







Vraiment, la vie, c'est pas facile tous les jours...

Holiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Holi...festival hindu.

Le principe ? Se balancer des couleurs à la gueule !
La guerre, donc...qui a commencé quelques jours avant l'heure dite, avec des chiens et des gamins roses dans les rues...ainsi que de nombreuses attaques aux bombes à eau dans nos petites lines, et quelques frayeurs face à des gamins armés d'oeufs dont le regard déviaient sur nous avec insistance...
Et nous, on aiiiiiiiiiiiiiiiiiiime !!!!!!!!!!

Résultat en images !





samedi 19 mars 2011

Bangladesh

Bon, cela fait un bail que je n'ai pas écrit : l'Inde su Sud, Pushkar, Udaipur... La fin du Rajasthan reste en suspens. Une manière de laisser le chapitre ouvert. La vie à Delhi aussi, une sorte de routine indienne, toujours pleine d'explosion, de surprises et de découvertes : c'est Holi en ce moment, une énième fête Hindu, signifiant cette fois-ci des bombes à eau sans arrêt sur nous, et gamins et des chiens roses dans les rues. La fête des couleurs...j'espère y revenir.

En attendant, départ pour le Bangladesh ! Je pars seule, mon sac à dos avec moi, pour 34h de voyages, avant de retrouver Aksad, professeur à la Dhaka University, étudiant en doctorat à la JNU. Arrivée à la gare de Delhi : 3 000 paires d'yeux dirigés sur moi, curiosité et dévouement ; on me prend mon billet des mains pour m'expliquer quelle est ma plate forme, où se trouve mon train, ma place...la police me surveille, tout le monde me surveille, et au moindre problème, au moindre changement de ton, me voilà assurée d'avoir une garde de 2 000 indiens courant pour me secourir ! Bref, je suis une assistée (les gars, je sais me retrouver dans une gare indienne !!!!), et voilà mon beau train rouge, les meilleurs d'Inde, ceux qui filent directement, klaxonnant et ne s'arrêtant jamais. Dans 18h, je serai à Kolkata.

Là, entre le gouter samossa, la pause tchai, l'avant repas soupe, l'apéritif crackers, le dîner, la glacer post dîner, le réveil par le tchai matinal, suivi du petit def (rien n'est exagéré, rythme digestif effréné de ce train!), je tombe donc sur une famille Bengali de poètes...présentations, récitations, chants, le voyage est animé ! Et pourtant, pour la première fois depuis que je suis arrivée, le voyage sera calme et paisible de 23h à 6h du matin... Rajdhani Express, mon train, que je t'aime !

Arrivée à Kolkata, départ direct pour l'aéroport où je passerai la journée...je deviens la chouchoute de la sécurité, du cafe coffee day, et discute avec les touristes, angoissée ("vous savez si je pourrais acheter des vêtements au Népal?" -"non, les Népalais se baladent à poil Madame, assurément!"), et les grands voyageurs solitaires protecteurs, les businessmen qui parcourent le monde... finalement, seule femme ou presque du vol, je décolle, malgré l'oeil mauvais de l'émigration indienne, ou celui encore moins agréable du Bangladesh qui ne veut pas croire que je me rends à l'université ! Quelque négociations, mes roupies habituelles changées contre des Thaka, et me voilà en compagnie de mon ami, à Dhaka !

Dhaka...ce bordel incroyable, par rapport auquel Delhi semble si bien organisé, si peu peuplée, si bien aérée ! Dhaka, où 30min d'embouteillages succèdent à 5m, puis 30min d'embouteillages, puis 5m...ad vitam eternam. Dhaka, où le mode principal de déplacement est le rickshaw velo (dans lequel je suis devenue une experte!), à 10km à l'heure dans une ville de 20 millions d'habitants ! Dhaka, où la densité de population est l'une des plus fortes au monde...un fourmillement incroyable qui fonctionne par une magie et avec mon respect le plus absolu (même si moi, évidemment, je me prends toujours des gens de partout!) ; Dhaka, qui n'est pas habituée au touriste, où l'on me regarde, l'on me regarde, l'on me dévisage, avec bienveillance toujours, avec une surprise attendrie, parfois effrayée, Dhaka où je ne verrais pas de blanc, et cela fait du bien ! Dhaka la non touristique, un peu de dépaysement ! Dhaka, où pendant le coupe du monde de cricket, les gens s'amassent devant les écrans géants disséminés partout, la ville est entièrement décorée à l'honneur de son équipe, Dhaka la festive ! Et pour les plus anxieux, Dhaka n'a rien d'effrayant, elle est impressionnante, mais pas plus pauvre, ni moins vivante que ses voisines indiennes...plus de buildings, plus de béton, pour faire rentrer plus de gens, plus de bouchons, mais le même esprit. Le Bangladesh est indépendant depuis trente ans, et cela se sent. L'Inde est sa voisine, et sa soeur...(et tant pis pour la fierté indienne !)








Le lendemain soir, nous partons pour Cox's Bazar, ou la plage la plus longue du monde... 150km de plages, de sables, de mer...début du paradis.





Départ pour Cox's Bazar, la plus longue plage du monde : 150 km de long...
Bienvenue au paradis. A présent, ce ne sera plus que cocotiers, poissons grillés sur la plage, poissons grillés au restaurant, cocotiers, sables fins, eau turquoise, baignades...

Bref, une histoire qui se renouvelle après le sud de l'Inde, oui parce que, comprenez-moi, ma vie était insoutenable, je n'avais pas vu cela depuis janvier...







Sauf qu'en plus, aucun gros blanc gras, touriste et débile à l'horizon ! :-)
Donc après avoir rejoint St Martin, et son île déserte voisine pour une journée, est vraiment déserte !




mardi 15 février 2011

OUPS

Mon portable indien a été volé à Pushkar !!!

Je viens de m'en acheter un nouveau (aussi pourri que l'ancien, mais toujours avec une lampe de poche indispensable à l'Inde, un fond d'écran rose à fleurs, et avec un "word cricket cup" game, si ça ce n'est pas la classe !)

Bref, si vous avez besoin, envoyez moi un mail pour avoir mon numéro !
Sauvegardez le, et n'utilisez plus l'ancien ! merci !

mercredi 2 février 2011

Rajasthan, final chapter (?) : Jaisalmer

Un petit sleeper class de plus en direction du désert. Une nuit mouvementée : une cargaison de militaires qui hurleront au milieu de la nuit, descendant au milieu de nulle part (se jetant donc dans le vide...) accompagnés de leur trop nombreuses caisses qu'ils balancent à travers la porte ; et les sauts qu'ils feront sous les ordres assommant de leur chef, lorsqu'ils en ont oublié une, et que le train roule...les ronflements d'une ampleur incroyable des indiens, et leur discrétion naturelle qui s'oppose à notre sommeil...

Mais finalement, je m'endors au bercement du train et des cris en hindi (que j'aime ce pays où je ne comprends personne et m'endors au milieu des hurlements!) et fait un bond de deux mètres à l'annonce d'un :"AUTOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!! AAUUUUUUUTOOOOOOOOOOOOO RIIIIIIIIICKKKKSSSSHHHHHHAWWWWWWWWWWW" dont l'origine se situe à la hauteur de mon tympan. Oui, un rickshaw-wallah hurle ses services à mon oreille en guise de réveil. Il est 4h du matin, et une soudaine envie de meurtre me prend. Nous sommes à Jaisalmer, et nous venons d'emprunter la ligne Jodhpur-Jaisalmer, ligne touristique par excellence. De là, et avec une violence rare, nous nous faisons assaillir par les centaines de chauffeurs de rickshaws, de taxi, et même par ceux qui veulent nous prendre gratuitement, je ne comprendrais jamais vraiment pourquoi. Bref, une sorte d'escorte hurlante nous poursuit, chacun essayant de s'imposer aux autres, quitte à s'engueuler, se bousculer...la guerre n'est pas loin, et nous sommes pris en otage, Pauline malade, moi sourde, jusqu'au moment où mes hurlements rejoignent les leurs. Nous voilà parties à l'hôtel.

Le lendemain, je pars seule affronter Jaisalmer. Je demande la direction du fort, ce qui fait rire tout le monde, étant en hauteur, droit devant moi (cela dit, pour ceux qui me connaissent et savent que je suis capable de chercher le Parthénon une demi-journée sans le voir, c'est une prudence nécessaire!) ; je pars donc, éblouie par cette ville : tout est couleur d'or, la poussière du sol, les pierres de toutes les maisons, le fort, les havelis, et même le ciel éclatant. Je suis à la porte du désert. Nous sommes à la mi-décembre, et j'ai chaud en T-shirt. L'aridité se sent tout autour de moi. Une fois encore, quelques centaines de kilomètres, et l'Inde a changé.





Je rentre dans le fort, évite les nombreux vendeurs qui ne sont finalement pas pire qu'ailleurs, et commence ma visite, sous les commentaires d'un guide (ce que j'apprendrai à mon départ dans le désert, of course). L'or s'intensifie encore, si cela était possible, la ville qui se situe à l'intérieur du fort est dense, et fière. Il n'y a rien à faire, Jaisalmer est juste magique.

Les temples jaïns d'abord, qui étouffent presque au milieu ; on ne les aperçoit pas avant de s'être perdu jusqu'à eux, mais ils se tiennent bien droit et admirables, à en juger par le nombre de paires de chaussures à l'entrée. Toujours la finesse du geste et cette architecture qui me fascine, si unique. Des temples sinueux mais resplendissants qui se dressent là encore.







Une petite pause tchaï nécessaire sur une vue de la ville, étendue dorée qui parle d'elle-même...






Et puis, descente en direction des havelis, s'éloignant des alentours bien trop touristiques, s'enfonçant dans le bazar et la vie de Jaisalmer, retrouvant les vaches (et qui me chargeront, première attaque indienne!), et le linge qui pend, mais avec toujours la même architecture, le même soleil qui frappe les pierres et les fait resplendir, et le même éblouissement, avec un peu plus de tranquillité. Cette fois, ça y est, je suis amoureuse du Rajasthan. Après avoir erré, tourné dans les ruelles, me voilà face à face avec les havelis, ces maisons splendides des riches marchands. Il n'y a rien à dire qu'à essayer d'en garder un souvenir le plus longtemps possible. Le Rajasthan m'aura fait taire ! J'admire...







Ensuite, l'on s'éloigne du fort encore, rejoignant la nouvelle ville, marchant sous une chaleur disparue de Delhi, rejoignant le lac, qui n'est pas à sec pour la première fois depuis bien longtemps à cette époque, et je commence à me dire que cette crazy mousson n'était peut-être pas si horrible... et oui, devant moi, l'entrée du désert. Un vide de sable, de terre et de broussaille qui s'étend à perte de vue. Et j'y entre un petit peu déjà, contournant le lac à la recherche d'un temple caché au milieu de nulle part, perdu dans ce petit désert, ses ruines résistant mal à l'impressionnante vue du fort qui le domine, en face.









Un excellent repas et une Pic récupérée plus tard, on repart pour les havelis, et le lac au coucher du soleil...non, on ne s'en lasse pas, et on en redemande ! Étrangement, une certaine sérénité émerge de cette ville, pourtant joyeusement bordélique comme à l'ordinaire. Et cet or qui me frappe les yeux jusqu'à la nuit tombante !







Départ pour Khuri, un petit village dans le désert, le lendemain. Objectif n°1 : faire du chameauuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et hop, nous y voici... départ dans le désert, à travers les broussailles et la poussière d'abord, traversant les villages éparpillés ça et là...Le désert à perte de vue, le vide de la poussière et des rares étendues d'eaux où les bêtes s'attroupent. Pour finalement arriver aux dunes. Un désert de type saharien, du sable doré, du sable doré, du sable doré. Et un coucher de soleil au-dessus... Quid dicam ?







Nous revenons quand le froid commence à se faire sentir, pour un repas, quelques danses et une observation très intéressante (et très drôle) des autres touristes. Avant de repartir dormir dans le désert, cette fois sur une charrette tirée par le chameau, en compagnie de détestables québécois, qui fort heureusement, s'isolent en couple très loin de nous (ce que notre chamelier ne comprendra pas du tout ! :D) ; une couette posée à terre, nous dessus, une autre par dessus nous, moi enfuie dans mon matelas, et...le ciel étoilé. Le sable sous nous. Et le vide autour de nous. Le désert, le désert, le désert...







J'ai réussi à lutter contre le froid qui s'est abattu d'un coup sur ce vide, mon nez a réussi à survivre, je me suis cachée au mieux, et me réveille au petit jour, dans le silence de mon chamelier qui fait du feu pour se réchauffer. Et toujours le sable, et toujours le vide. Un good morning amical, un réveil en douceur, et un retour tranquille au village. Adieu le sable, adieu le désert...








Une dernière journée à Jaisalmer, un long retour d'une quinzaine d'heures tout aussi acrobatique en sleeper, une demi-journée à la maison, et hop ! Mes parents arrivent, et nous voilà repartis dans le sud, au pays des cocotiers. Mais c'est une autre histoire...

Ce n'était pourtant qu'un au-revoir au Rajasthan, ce pays des rêves...Me voilà déjà repartie à Jaipur en Tata Nano, week end d'avocats :-). Nous repartons le 12 pour Pushkar, le 18 pour Udaipur, et en mars à Bundi-Chittor, avant que la chaleur nous le rende trop aride... Don't worry, I'm coming back my love !