Mon portable indien a été volé à Pushkar !!!
Je viens de m'en acheter un nouveau (aussi pourri que l'ancien, mais toujours avec une lampe de poche indispensable à l'Inde, un fond d'écran rose à fleurs, et avec un "word cricket cup" game, si ça ce n'est pas la classe !)
Bref, si vous avez besoin, envoyez moi un mail pour avoir mon numéro !
Sauvegardez le, et n'utilisez plus l'ancien ! merci !
Petit espace public de communication pour vous donner des nouvelles, vous transmettre mes découvertes indiennes et vous raconter mes périples à venir !!! A très bientôt...
mardi 15 février 2011
mercredi 2 février 2011
Rajasthan, final chapter (?) : Jaisalmer
Un petit sleeper class de plus en direction du désert. Une nuit mouvementée : une cargaison de militaires qui hurleront au milieu de la nuit, descendant au milieu de nulle part (se jetant donc dans le vide...) accompagnés de leur trop nombreuses caisses qu'ils balancent à travers la porte ; et les sauts qu'ils feront sous les ordres assommant de leur chef, lorsqu'ils en ont oublié une, et que le train roule...les ronflements d'une ampleur incroyable des indiens, et leur discrétion naturelle qui s'oppose à notre sommeil...
Mais finalement, je m'endors au bercement du train et des cris en hindi (que j'aime ce pays où je ne comprends personne et m'endors au milieu des hurlements!) et fait un bond de deux mètres à l'annonce d'un :"AUTOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!! AAUUUUUUUTOOOOOOOOOOOOO RIIIIIIIIICKKKKSSSSHHHHHHAWWWWWWWWWWW" dont l'origine se situe à la hauteur de mon tympan. Oui, un rickshaw-wallah hurle ses services à mon oreille en guise de réveil. Il est 4h du matin, et une soudaine envie de meurtre me prend. Nous sommes à Jaisalmer, et nous venons d'emprunter la ligne Jodhpur-Jaisalmer, ligne touristique par excellence. De là, et avec une violence rare, nous nous faisons assaillir par les centaines de chauffeurs de rickshaws, de taxi, et même par ceux qui veulent nous prendre gratuitement, je ne comprendrais jamais vraiment pourquoi. Bref, une sorte d'escorte hurlante nous poursuit, chacun essayant de s'imposer aux autres, quitte à s'engueuler, se bousculer...la guerre n'est pas loin, et nous sommes pris en otage, Pauline malade, moi sourde, jusqu'au moment où mes hurlements rejoignent les leurs. Nous voilà parties à l'hôtel.
Le lendemain, je pars seule affronter Jaisalmer. Je demande la direction du fort, ce qui fait rire tout le monde, étant en hauteur, droit devant moi (cela dit, pour ceux qui me connaissent et savent que je suis capable de chercher le Parthénon une demi-journée sans le voir, c'est une prudence nécessaire!) ; je pars donc, éblouie par cette ville : tout est couleur d'or, la poussière du sol, les pierres de toutes les maisons, le fort, les havelis, et même le ciel éclatant. Je suis à la porte du désert. Nous sommes à la mi-décembre, et j'ai chaud en T-shirt. L'aridité se sent tout autour de moi. Une fois encore, quelques centaines de kilomètres, et l'Inde a changé.



Je rentre dans le fort, évite les nombreux vendeurs qui ne sont finalement pas pire qu'ailleurs, et commence ma visite, sous les commentaires d'un guide (ce que j'apprendrai à mon départ dans le désert, of course). L'or s'intensifie encore, si cela était possible, la ville qui se situe à l'intérieur du fort est dense, et fière. Il n'y a rien à faire, Jaisalmer est juste magique.
Les temples jaïns d'abord, qui étouffent presque au milieu ; on ne les aperçoit pas avant de s'être perdu jusqu'à eux, mais ils se tiennent bien droit et admirables, à en juger par le nombre de paires de chaussures à l'entrée. Toujours la finesse du geste et cette architecture qui me fascine, si unique. Des temples sinueux mais resplendissants qui se dressent là encore.





Une petite pause tchaï nécessaire sur une vue de la ville, étendue dorée qui parle d'elle-même...




Et puis, descente en direction des havelis, s'éloignant des alentours bien trop touristiques, s'enfonçant dans le bazar et la vie de Jaisalmer, retrouvant les vaches (et qui me chargeront, première attaque indienne!), et le linge qui pend, mais avec toujours la même architecture, le même soleil qui frappe les pierres et les fait resplendir, et le même éblouissement, avec un peu plus de tranquillité. Cette fois, ça y est, je suis amoureuse du Rajasthan. Après avoir erré, tourné dans les ruelles, me voilà face à face avec les havelis, ces maisons splendides des riches marchands. Il n'y a rien à dire qu'à essayer d'en garder un souvenir le plus longtemps possible. Le Rajasthan m'aura fait taire ! J'admire...





Ensuite, l'on s'éloigne du fort encore, rejoignant la nouvelle ville, marchant sous une chaleur disparue de Delhi, rejoignant le lac, qui n'est pas à sec pour la première fois depuis bien longtemps à cette époque, et je commence à me dire que cette crazy mousson n'était peut-être pas si horrible... et oui, devant moi, l'entrée du désert. Un vide de sable, de terre et de broussaille qui s'étend à perte de vue. Et j'y entre un petit peu déjà, contournant le lac à la recherche d'un temple caché au milieu de nulle part, perdu dans ce petit désert, ses ruines résistant mal à l'impressionnante vue du fort qui le domine, en face.







Un excellent repas et une Pic récupérée plus tard, on repart pour les havelis, et le lac au coucher du soleil...non, on ne s'en lasse pas, et on en redemande ! Étrangement, une certaine sérénité émerge de cette ville, pourtant joyeusement bordélique comme à l'ordinaire. Et cet or qui me frappe les yeux jusqu'à la nuit tombante !





Départ pour Khuri, un petit village dans le désert, le lendemain. Objectif n°1 : faire du chameauuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et hop, nous y voici... départ dans le désert, à travers les broussailles et la poussière d'abord, traversant les villages éparpillés ça et là...Le désert à perte de vue, le vide de la poussière et des rares étendues d'eaux où les bêtes s'attroupent. Pour finalement arriver aux dunes. Un désert de type saharien, du sable doré, du sable doré, du sable doré. Et un coucher de soleil au-dessus... Quid dicam ?





Nous revenons quand le froid commence à se faire sentir, pour un repas, quelques danses et une observation très intéressante (et très drôle) des autres touristes. Avant de repartir dormir dans le désert, cette fois sur une charrette tirée par le chameau, en compagnie de détestables québécois, qui fort heureusement, s'isolent en couple très loin de nous (ce que notre chamelier ne comprendra pas du tout ! :D) ; une couette posée à terre, nous dessus, une autre par dessus nous, moi enfuie dans mon matelas, et...le ciel étoilé. Le sable sous nous. Et le vide autour de nous. Le désert, le désert, le désert...





J'ai réussi à lutter contre le froid qui s'est abattu d'un coup sur ce vide, mon nez a réussi à survivre, je me suis cachée au mieux, et me réveille au petit jour, dans le silence de mon chamelier qui fait du feu pour se réchauffer. Et toujours le sable, et toujours le vide. Un good morning amical, un réveil en douceur, et un retour tranquille au village. Adieu le sable, adieu le désert...






Une dernière journée à Jaisalmer, un long retour d'une quinzaine d'heures tout aussi acrobatique en sleeper, une demi-journée à la maison, et hop ! Mes parents arrivent, et nous voilà repartis dans le sud, au pays des cocotiers. Mais c'est une autre histoire...
Ce n'était pourtant qu'un au-revoir au Rajasthan, ce pays des rêves...Me voilà déjà repartie à Jaipur en Tata Nano, week end d'avocats :-). Nous repartons le 12 pour Pushkar, le 18 pour Udaipur, et en mars à Bundi-Chittor, avant que la chaleur nous le rende trop aride... Don't worry, I'm coming back my love !
Mais finalement, je m'endors au bercement du train et des cris en hindi (que j'aime ce pays où je ne comprends personne et m'endors au milieu des hurlements!) et fait un bond de deux mètres à l'annonce d'un :"AUTOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!! AAUUUUUUUTOOOOOOOOOOOOO RIIIIIIIIICKKKKSSSSHHHHHHAWWWWWWWWWWW" dont l'origine se situe à la hauteur de mon tympan. Oui, un rickshaw-wallah hurle ses services à mon oreille en guise de réveil. Il est 4h du matin, et une soudaine envie de meurtre me prend. Nous sommes à Jaisalmer, et nous venons d'emprunter la ligne Jodhpur-Jaisalmer, ligne touristique par excellence. De là, et avec une violence rare, nous nous faisons assaillir par les centaines de chauffeurs de rickshaws, de taxi, et même par ceux qui veulent nous prendre gratuitement, je ne comprendrais jamais vraiment pourquoi. Bref, une sorte d'escorte hurlante nous poursuit, chacun essayant de s'imposer aux autres, quitte à s'engueuler, se bousculer...la guerre n'est pas loin, et nous sommes pris en otage, Pauline malade, moi sourde, jusqu'au moment où mes hurlements rejoignent les leurs. Nous voilà parties à l'hôtel.
Le lendemain, je pars seule affronter Jaisalmer. Je demande la direction du fort, ce qui fait rire tout le monde, étant en hauteur, droit devant moi (cela dit, pour ceux qui me connaissent et savent que je suis capable de chercher le Parthénon une demi-journée sans le voir, c'est une prudence nécessaire!) ; je pars donc, éblouie par cette ville : tout est couleur d'or, la poussière du sol, les pierres de toutes les maisons, le fort, les havelis, et même le ciel éclatant. Je suis à la porte du désert. Nous sommes à la mi-décembre, et j'ai chaud en T-shirt. L'aridité se sent tout autour de moi. Une fois encore, quelques centaines de kilomètres, et l'Inde a changé.
Je rentre dans le fort, évite les nombreux vendeurs qui ne sont finalement pas pire qu'ailleurs, et commence ma visite, sous les commentaires d'un guide (ce que j'apprendrai à mon départ dans le désert, of course). L'or s'intensifie encore, si cela était possible, la ville qui se situe à l'intérieur du fort est dense, et fière. Il n'y a rien à faire, Jaisalmer est juste magique.
Les temples jaïns d'abord, qui étouffent presque au milieu ; on ne les aperçoit pas avant de s'être perdu jusqu'à eux, mais ils se tiennent bien droit et admirables, à en juger par le nombre de paires de chaussures à l'entrée. Toujours la finesse du geste et cette architecture qui me fascine, si unique. Des temples sinueux mais resplendissants qui se dressent là encore.
Une petite pause tchaï nécessaire sur une vue de la ville, étendue dorée qui parle d'elle-même...
Et puis, descente en direction des havelis, s'éloignant des alentours bien trop touristiques, s'enfonçant dans le bazar et la vie de Jaisalmer, retrouvant les vaches (et qui me chargeront, première attaque indienne!), et le linge qui pend, mais avec toujours la même architecture, le même soleil qui frappe les pierres et les fait resplendir, et le même éblouissement, avec un peu plus de tranquillité. Cette fois, ça y est, je suis amoureuse du Rajasthan. Après avoir erré, tourné dans les ruelles, me voilà face à face avec les havelis, ces maisons splendides des riches marchands. Il n'y a rien à dire qu'à essayer d'en garder un souvenir le plus longtemps possible. Le Rajasthan m'aura fait taire ! J'admire...
Ensuite, l'on s'éloigne du fort encore, rejoignant la nouvelle ville, marchant sous une chaleur disparue de Delhi, rejoignant le lac, qui n'est pas à sec pour la première fois depuis bien longtemps à cette époque, et je commence à me dire que cette crazy mousson n'était peut-être pas si horrible... et oui, devant moi, l'entrée du désert. Un vide de sable, de terre et de broussaille qui s'étend à perte de vue. Et j'y entre un petit peu déjà, contournant le lac à la recherche d'un temple caché au milieu de nulle part, perdu dans ce petit désert, ses ruines résistant mal à l'impressionnante vue du fort qui le domine, en face.
Un excellent repas et une Pic récupérée plus tard, on repart pour les havelis, et le lac au coucher du soleil...non, on ne s'en lasse pas, et on en redemande ! Étrangement, une certaine sérénité émerge de cette ville, pourtant joyeusement bordélique comme à l'ordinaire. Et cet or qui me frappe les yeux jusqu'à la nuit tombante !
Départ pour Khuri, un petit village dans le désert, le lendemain. Objectif n°1 : faire du chameauuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et hop, nous y voici... départ dans le désert, à travers les broussailles et la poussière d'abord, traversant les villages éparpillés ça et là...Le désert à perte de vue, le vide de la poussière et des rares étendues d'eaux où les bêtes s'attroupent. Pour finalement arriver aux dunes. Un désert de type saharien, du sable doré, du sable doré, du sable doré. Et un coucher de soleil au-dessus... Quid dicam ?
Nous revenons quand le froid commence à se faire sentir, pour un repas, quelques danses et une observation très intéressante (et très drôle) des autres touristes. Avant de repartir dormir dans le désert, cette fois sur une charrette tirée par le chameau, en compagnie de détestables québécois, qui fort heureusement, s'isolent en couple très loin de nous (ce que notre chamelier ne comprendra pas du tout ! :D) ; une couette posée à terre, nous dessus, une autre par dessus nous, moi enfuie dans mon matelas, et...le ciel étoilé. Le sable sous nous. Et le vide autour de nous. Le désert, le désert, le désert...
J'ai réussi à lutter contre le froid qui s'est abattu d'un coup sur ce vide, mon nez a réussi à survivre, je me suis cachée au mieux, et me réveille au petit jour, dans le silence de mon chamelier qui fait du feu pour se réchauffer. Et toujours le sable, et toujours le vide. Un good morning amical, un réveil en douceur, et un retour tranquille au village. Adieu le sable, adieu le désert...
Une dernière journée à Jaisalmer, un long retour d'une quinzaine d'heures tout aussi acrobatique en sleeper, une demi-journée à la maison, et hop ! Mes parents arrivent, et nous voilà repartis dans le sud, au pays des cocotiers. Mais c'est une autre histoire...
Ce n'était pourtant qu'un au-revoir au Rajasthan, ce pays des rêves...Me voilà déjà repartie à Jaipur en Tata Nano, week end d'avocats :-). Nous repartons le 12 pour Pushkar, le 18 pour Udaipur, et en mars à Bundi-Chittor, avant que la chaleur nous le rende trop aride... Don't worry, I'm coming back my love !
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