dimanche 12 décembre 2010

Christmas break, see u soon !



Juste un petit mot pour vous dire que je suis en plein Rajasthan (je reviens de Jaipur, je repars pour Ajmer-Jodhpur et Jaisalmer demain matin) ; j'en reviens dimanche matin, avant d'accueillir mes parents le lendemain matin, de repartir le surlendemain avec eux dans le sud jusqu'au 6 janvier, et de les laisser s'envoler vers le pays du fromage le 8 !
Donc probablement peu de nouvelles d'ici-là, ici, par mail, facebook ou skype, vous pouvez toujours me joindre par téléphone en revanche !

Je vous souhaite à tous de belles vacances, de beaux voyages, de très belles fêtes, et une très joyeuse nouvelle année !

A très bientôt !



PS : en exclusivité et direct live, les photos de nos SUPERBES décorations de Noël qui prouvent, une fois de plus, que Pauline et moi ne résistons pas au shopping horrible de Noël, que nous avons toujours un goût excellent et un sens de la décoration imparable ! :D

D'aventures, en aventures...

Jim Corbett, réserve nationale.




Cela a débuté par notre stupidité maintenant réputée à l'internationale et dévoilée à tous : départ prévu à 1h de green park en voiture pour neuf. Nous arrivons pour une soirée la veille chez ces mêmes amis, croyant arroser une dernière fois le départ de Tom. A notre arrivée, des sacs par terre dans le salon, une agitation frénétique des habitants, et tout le monde qui nous demande : "bah où sont vos sacs ? On part dans 3h30 les filles!" Euh, mais comment ça, 1h, ce n'est pas 13h ? Non, au milieu du rire général.

Bon, après ce petit instant de faiblesse intellectuelle et un aller-retour chez nous, la soirée continue, continue, continue...et la voiture n'arrive pas. A cause de changement de programme, la direction des opérations a changé et la location était à la charge d'un pote indien, qui n'est pas là ce soir, et est injoignable. Incredible India. On attend, comme on est français, on s'énerve, jusqu'à, une bonne heure et demie plus tard, un premier problème : la voiture louée ne démarre pas.




Bon, nous partons avec la voiture de ce pote indien, et une voiture louée au milieu de la nuit (on s'étonnera que le chauffeur n'ait pas eu l'air très amical durant le week end) de secours plus petite...

On a pris l'autoroute à contresens. Si. Face à des camions énormes qui nous aveuglaient avec leurs gros phares, et qui nous évitaient au dernier moment. Et pour la première fois, voir un camion arriver dans sa tête, ça fait peur. Bref, nos potes indiens venaient d'avoir leur permis, ou ne l'avaient pas, donc les français ont pris le volant, toujours durant cette même nuit, sur des routes absolument défoncées, entourés de gros camions, roulant à droite par moment...

Mais on est arrivés ! Jim Corbett, réserve nationale. Des allers-retours pour trouver un hôtel, des heures et des heures de négociations, ou de simples attentes inutiles et sans intérêt à remplir des papiers pour entrer dans le parc, obtenir des logements, négocier deux jeeps pour un safari, des heures durant lesquelles un cercle de jeep drivers nous entourent, deux fois plus nombreux et beaucoup trop proches de nous, avant de recevoir des coups de bâton par la sécurité ! Mhm...




Finalement, on se goinfre à coup de chicken tikka, masala, curry, paneer, dhal, garlic naan, puis direction la forêt ! Jeep jeep jeep donc ! :-) Bon, on n'a pas vu de tigre et je continue à être déçue, mais des éléphants, un paon qui vole (une découverte pour moi, et on ne se moque pas ^^), etc...







Le lendemain, négociation avec nos voitures pour aller à Nainital, avec son lac magnifique à 2000m d'altitude...l'état de la voiture étant douteux, cela s'avère impossible. Du coup, éléphant pour tout le monde, baignade dans la rivière (et en tee-shirt et caleçon svp, welcome to India :-) ), bronzette...et retour d'un ponctuel étonnant pour le départ.









Oui, mais, c'était trop simple...départ en voiture, jusqu'au moment où, au milieu de nulle part, on a reçu un appel : voiture rouge en panne, rejoignez-nous. (elle avait déjà été poussée un certain nombre de fois durant l'aller...)Et là, nous passerons deux heures au milieu de la campagne, sur le banc d'un vendeur de tchai, de nuit, avec deux pulls et un châle pour mois, à attendre que nos amis indiens reviennent chercher un mécanicien...7 blancs au milieu de nulle part, et l'intégralité du village autour de nous, inutile de vous préciser qu'on a fait sensation ! Et cinq tchaï plus tard, quand on envisageait de dormir par terre et de se faire inviter dans les fermes, ou de monter dans le premier bus qui passerait, ils sont revenus..on a poussé la voiture sous les cris et les applaudissement de l'ensemble de la communauté, et on est repartit, retrouver notre autoroute à contresens !






A great week end !!!!!!! :-)

mercredi 8 décembre 2010

Le jour où j'ai mangé un éclair au chocolat en Inde...




Quand notre cher président se déplace en Inde...

Cela commençait bien : mon invitation fut envoyée à une mauvaise adresse. Me voilà donc à errer dans les ruelles de mon quartier, à rentrer chez les gens (pas exactement, mais tout le monde ayant la porte ouverte, voir une blanche monter les escaliers d'un air désespéré quand on est dans son salon, ça fait bizarre...), à demander si quelqu'un a trouvé ma lettre : sans espoir. Départ donc dans le quartier des ambassades pour la récupérer, avec un rickshaw qui me perd. Des tomates !

Puis, tout devient étrangement facile, étrangement rapide, étrangement français au milieu de l'Inde : notons que l'on se fait moins fouiller pour entrer à l'ambassade de France que dans le métro ou les malls indiens, que l'on ne montre pas son passeport pour y entrer, alors que pour réserver un hôtel pourri à 200 Rs quelque part en Inde, si, et que, en gros, j'aurais pu arriver avec mes oeufs, mes tomates et ma farine, et mettre un peu de couleurs dans tout ce monde beaucoup trop français !



Premier retour au pays donc : de retour de notre réserve nationale (cf l'article à venir) avec mes éléphants, mes fringues dégueulasses plein de poussières, et une panne au milieu du nulle part indien avec cinquante paires d'yeux et une escorte indienne, arrivée au milieu des chefs d'entreprises français, diplomates, expatriés dans un monde en noir (pour les fringues) et blanc (pour la peau), et uniformément costards-cravates ! Et être en Inde sans sari ni kurta colorées tout autour, en devant se retenir de critiquer tout ce qui se passe parce que les voisins me comprennent tous, c'est tout de même très étrange...

Puis finalement, notre président que j'ai eu du mal à apercevoir (je n'étais pourtant pas loin, et il était sur une estrade...) ; bref, un discours diplomate absolument inutile ("coucou les français de Delhi, je dois dire quelque chose, que vais-je pouvoir raconter encore?"), parfois un peu pathétique ("nous français qui venons permettre aux indiens de se développer grâce au nucléaire" > interprétation personnelle), et parfois légèrement ridicule ("non Carla, on attend avant d'applaudir que tous les ministres soient introduits, on n'applaudit pas que les femmes" ; "et je voudrais présenter celle qui sans moi, passerait inaperçue, Carla" -et c'est presque de la transcription littérale-). Bref, je me suis souvent retenue de rire, souvent de m'énerver aussi, mais enfin, il s'est tu ! Petite pause marseillaise (qui étrangement, avait du sens, si loin de chez moi), et : le buuuuufffeeeeeeeeeeet !!!!




Universel et inévitable : une guerre impitoyable au milieu des chefs d'entreprise affamés pour accéder aux petits fours et mousses diverses et variées... pas de saucisson et peu de fromage, mais de l'excellent apéritif français sans épice, version crevettes et foie gras, arrosé de vin rouge et de champagne (la guerre là aussi!), et le mieux de tous : DES PATISSERIES FRANCAISES ! Eclairs au chocolat, tarte au citron, au caramel, etc etc etc... dont j'avais oublié le goût et perdu l'espoir !!!!!!!!!! Bref, une grosse assiette avalée en deux minutes avec une pointe de nostalgie : est ce qu'un éclair au chocolat est une raison suffisante pour me faire rentrer en France avant le deuxième semestre ?.

Mais finalement, retour à la maison, à six dans un taxi prévu pour trois qui nous disait de nous coucher les uns sur les autres pour ne pas se faire arrêter par les flics, qui nous a bien arnaqués, dans la circulation habituelle de Delhi... retour dans l'Inde, j'ai dit adieu à mon éclair au chocolat, et non, je suis forte et indépendante, il n'aura pas tant d'influence sur moi !!!

jeudi 2 décembre 2010

Examens à l'indienne

Il y Lyon 3 et ses longues semaines de révision à la BU, où l'on se bat dès l'ouverture de la bibli pour avoir une place, où l'on attend avec impatience les nocturnes pour rester jusqu'à 21h, où l'on râle quand la douce sonnerie retentit et que l'on se fait jeter à la fermeture ; Lyon 3 avec ses amphis pleins des examens, où l'on ne sait jamais où aller, ni trouver sa place avec son étiquette ; où l'on signe docilement, carte étudiante en main, la feuille de présence à la fin ; où l'on planche quatre heure sur une dissert, en se disant que vraiment, les six heures de la prépa nous manquent, et qu'on n'a pas le temps...

Et puis, il y a l'Inde. JNU, New Delhi. Où l'on nous annonce les dates des partiels quatre jours avant ; où le doyen, puisque vous êtiez malade, vous envoie un texto la veille pour vous dire "au fait, examen sur les Concepts demain à 10h" ; où l'exam en question ne commence pas avant 10h15, et où c'est absolument normal ; où l'on écrit sur une sorte de bloc de feuilles absolument pourri qui part en miette, où les feuilles sont hasardament aggraffées, mal découpées, dépassent donc, et dont il faut plier les côtés pour faire des marges...tout un programme pour l'écriture ; où ce même bloc de feuille ne contient pas de place pour marquer son nom, c'est un examen, anonyme évidemment, mais où les profs nous demandent d'écrire nos noms, of course ; où l'on compose dans la salle de meeting, cad tous collés autour d'une table ronde, histoire que vraiment, copier ne demande aucun effort ; où l'on dispose de trois heures pour deux questions, histoire que vraiment, une dissertation semble impossible... ; et où ces trois heures deviennent fabuleuses : sous la surveillance attentive du gars de l'office qui se cale devant l'ordinateur, TOUT LE MONDE se met à parler, mi-hindi, mi-anglais : "tu prends quoi comme question ?" ; "je comprends pas la question 1, tu me l'expliques ?" ; "tu te souviens à propos du concept de rationalité..." de manière à peu près ininterrompue, à des niveaux sonores variables selon la présence du doyen, des profs ou du surveillant ; et d'ailleurs, ceux-là ne sont pas en reste : les profs qui décrochent leur téléphone dont la sonnerie est au maximum, les élèves qui viennent les voir pour leur demander quelque chose, les discussions privées...bref, comme toujours (et on ne voit d'ailleurs pas pourquoi ça changerait!) un joyeux bordel ! où vraiment, la notion de stress et de panique n'existe pas...et quand j'ai dit à ma voisine que je partais parce que je n'avais plus rien à dire, elle a explosé de rire !

En attendant, avec tout le stress et la motivation du monde, j'en ai un autre demain, alors à bientôt !