Bon, après une troisième tentative à cet horrible FRRO, des heures de queue qui commencent à être incalculables au milieu d'une sorte de serre qui protège de la mousson, certes, mais augmente la chaleur, puis dans un couloir ridicule bondé avec un ventilo débranché (torture...mais peut-être l'ai-je déjà écrit quelque part!), nous avons officiellement perdu la partie.
Nous avons dépassé la date, nous allons devoir payé l'énorme amende qui équivaut tout de même à deux billets d'avion inter India, ou à trois jeans levis, ou à presque un mois de loyer au choix...
Sans compter que là, je ne comprends carrément plus ce qui manque...les mêmes personnes nous disent des choses différentes chaque jour, comme si elles inventaient les règles, sous de pseudo apparences rigoristes législatives, en nous prenant pour des connes. Et si vous croyiez comme moi auparavant, qu'un bakchich peut vous sauver, sachez que vous n'avez pas le temps de protester ou de négocier avant que l'on vous envoie chier, après donc, quatre heures interminables d'attente.
Bref... pour couronner le tout, nous n'avons pas eu de billet pour Agra ce week end, du moins Pauline et moi, car nous sommes indiennes, et que même en payant le tarif étranger, ce n'est pas possible. L'administration indienne, encore et toujours.
Un énorme découragement devant ce pays, dans lequel il semble qu'à moins d'être un véritable touriste occidental de luxe, tout est une galère permanente, la moindre petite chose demande une énergie et une force incroyable.
Il y a extrêmement, extrêmement peu de blancs à Delhi, peu d'étrangers en Inde, et pour la première fois, je comprends pourquoi : il fait dur d'être étranger ici.
Enfin, au comble de mon désespoir, quand j'étais prête à fermer ma valise et à rentrer en France, alors que je m'étais éloignée des filles au Musée National (incroyablement beau, mais les photos ne sont pas autorisées), des indiens sont venus me parler, me demander d'où je venais, ce que je faisais, etc etc... jusqu'à me dire qu'ils n'aimaient pas du tout, du tout rester seuls et que si j'étais seule, ils allaient être mes amis ! Au moment où les indiens de l'administration sont horribles, on rencontre le meilleur...
Sinon, je vous laisse admirer les effets d'une matinée de pluie à Delhi...
A part cela, information principale : je déménage demain, et donc, je n'aurai internet qu'en pointillés pendant un petit moment, d'autant plus que je pars pour Varanasi mardi après-midi. De retour le 12 août de Calcutta... !
Si comme ma maman qui a appris difficilement vous avez du crédit sur Skype, vous pouvez me joindre sur mon portable ! Si vous appelez de portables français, faites-moi sonner et je vous rappellerai !
Hum, pas toujours facile c'est sur...courage..une fois l'installation passée (et son administration...), l'inscription à la fac (et son administration...), la validation du visa (et son administration..) cela devrait aller mieux...hum il va falloir essayer d'être indienne...quand ça arrange et touriste...dans les autres moments... sois zen (oui je sais plus facile à dire à 120000kms de là...) et profitez bien de cette découverte de l'Inde...pause tourisme...avant le retour dur Delhi et le début des cours...
RépondreSupprimerCourage Elise, profite à fond! Je suis tout ton petit périple depuis mon poste à la Défense...et je t'envie furieusement.
RépondreSupprimerGrosses bises de Paris donc et j'attends de tes nouvelles.
Cécile