jeudi 2 décembre 2010

Examens à l'indienne

Il y Lyon 3 et ses longues semaines de révision à la BU, où l'on se bat dès l'ouverture de la bibli pour avoir une place, où l'on attend avec impatience les nocturnes pour rester jusqu'à 21h, où l'on râle quand la douce sonnerie retentit et que l'on se fait jeter à la fermeture ; Lyon 3 avec ses amphis pleins des examens, où l'on ne sait jamais où aller, ni trouver sa place avec son étiquette ; où l'on signe docilement, carte étudiante en main, la feuille de présence à la fin ; où l'on planche quatre heure sur une dissert, en se disant que vraiment, les six heures de la prépa nous manquent, et qu'on n'a pas le temps...

Et puis, il y a l'Inde. JNU, New Delhi. Où l'on nous annonce les dates des partiels quatre jours avant ; où le doyen, puisque vous êtiez malade, vous envoie un texto la veille pour vous dire "au fait, examen sur les Concepts demain à 10h" ; où l'exam en question ne commence pas avant 10h15, et où c'est absolument normal ; où l'on écrit sur une sorte de bloc de feuilles absolument pourri qui part en miette, où les feuilles sont hasardament aggraffées, mal découpées, dépassent donc, et dont il faut plier les côtés pour faire des marges...tout un programme pour l'écriture ; où ce même bloc de feuille ne contient pas de place pour marquer son nom, c'est un examen, anonyme évidemment, mais où les profs nous demandent d'écrire nos noms, of course ; où l'on compose dans la salle de meeting, cad tous collés autour d'une table ronde, histoire que vraiment, copier ne demande aucun effort ; où l'on dispose de trois heures pour deux questions, histoire que vraiment, une dissertation semble impossible... ; et où ces trois heures deviennent fabuleuses : sous la surveillance attentive du gars de l'office qui se cale devant l'ordinateur, TOUT LE MONDE se met à parler, mi-hindi, mi-anglais : "tu prends quoi comme question ?" ; "je comprends pas la question 1, tu me l'expliques ?" ; "tu te souviens à propos du concept de rationalité..." de manière à peu près ininterrompue, à des niveaux sonores variables selon la présence du doyen, des profs ou du surveillant ; et d'ailleurs, ceux-là ne sont pas en reste : les profs qui décrochent leur téléphone dont la sonnerie est au maximum, les élèves qui viennent les voir pour leur demander quelque chose, les discussions privées...bref, comme toujours (et on ne voit d'ailleurs pas pourquoi ça changerait!) un joyeux bordel ! où vraiment, la notion de stress et de panique n'existe pas...et quand j'ai dit à ma voisine que je partais parce que je n'avais plus rien à dire, elle a explosé de rire !

En attendant, avec tout le stress et la motivation du monde, j'en ai un autre demain, alors à bientôt !

1 commentaire:

  1. J'aimerais un examen similaire...
    ... au lieu de ça, je ne fais que travailler sur mes dossiers et mes oraux: je n'ai aucun exercice sur table!

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